Logo CECOP
EN
Address: European Cooperative House
Avenue Milcamps 105, 1030 Brussels, Belgium
Telephone: +32 2 543 1033
Email: cecop@cecop.coop

Maison de production espagnole édite une série documentaire sur les coopératives dans le monde

13 avril 2011 English ] [ français ]

La coopérative espagnole m30m prépare une série documentaire sur les coopératives du monde entier et dont le premier épisode enregistré au Chili est en cours de post-production. Elle travaille également à la production du deuxième épisode, qui sera tourné en Colombie, où la coopérative a mené une enquête sur le secteur au mois de novembre.

Les résultats de ces premier contact ont été « très positifs », comme le souligne la porte-parole de m30m, Ana Sánchez : « Tout d’abord, parce que nous avons été en contact direct avec le mouvement coopératif dans ces pays et qu’en même temps, nous avons pu partager et échanger des expériences ; nous sommes persuadés qu’il faut que le mouvement coopératif soit plus interconnecté ».

La série sera d’abord visible sur Internet, même si m30m espère trouver d’autres espaces de diffusion, comme la télévision publique par exemple. Elle voudrait également s’associer à d’autres entreprises coopératives dans le secteur audiovisuel en Europe avec qui elle pourrait collaborer dans le cadre de ce projet.

La coopérative d’artisan Mundart à Santiago de Chili

Pour l’instant, la série ne reçoit pas de soutien financier institutionnel. M30m est à la recherche de partenaires potentiels dans les pays où elle va tourner mais également au niveau international. Les épisodes tournés au Chili par exemple sont financés grâce aux ressources de la coopérative et avec l’aide du Centre International pour l’Economie Sociale et Coopérative (CIESCOOP) de l’Université de Santiago du Chili et de la Fondation Ecole Andalouse de l’Economie Sociale.

Augmentation de la visibilité

Cette série de documentaires a pour objectif d’augmenter la visibilité du mouvement coopératif dans le monde, de faire connaître les pays et régions du monde à travers les entreprises et les organisations coopératives, et d’afficher les valeurs et les principes de la coopération dans la pratique. Parallèlement, la coopérative veut initier un espace mondiale de rencontre et de promotion de l’identité coopérative.

« Beaucoup d’adeptes du coopératisme sont conscients qu’il y a un défi à diffuser plus largement ce que nous faisons, pour montrer ce que nous sommes et comment nous le faisons. Nous nous inscrivons peut-être plus dans l’action que dans la parole, mais nous devons apprendre à utiliser la parole pour que le monde nous connaisse et nous reconnaisse », explique Ana Sanchez.

Tournage à la coopérative Acà Comunicaciones à Valdivia

Le coopératisme est un phénomène présent dans la plupart des pays, et qui a survécu et grandi même si les conditions n’étaient pas toujours favorables. « Nous croyons que le partage de ces expériences dans chaque pays nous permettra de renforcer le mouvement coopératif", indique Ana Sanchez. "C’est une manière participative et solidaire d’entreprendre qui répond aux besoins des personnes. Mais le coopératisme a aussi quelque chose d’unique dans chaque territoire et c’est pour cela que nous sommes convaincus que le partage de ces expériences nous permettra de renforcer le mouvement coopératif ».

Rendre plus populaire le modèle coopératif

La coopérative m30m, basée en Andalousie depuis neuf ans, a comme ligne directrice de rendre plus populaire le coopératisme et l’économie sociale. Ce n’est pas la première fois que m30m réalise ce type de support audiovisuel. En 2003, elle avait déjà fait une série de documentaires de 9 épisodes intitulée « L’économie sociale en Andalousie », et qui était financé par CEPES Andalucía. En 2009, elle avait aussi débuté la production d’une autre série appelée « Entreprendre dans l’économie sociale ».

« En 2008 nous avons commencé à considérer l’importance d’aller au-delà de la sphère de notre région et nous avons conçu une série autoproduite qui permettrait de diffuser et de s’informer sur le mouvement coopératif dans le monde. Nous voulions vivre de nouvelles expériences et les diffuser », explique Ana Sanchez.