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Les coopératives sociales : un acteur majeur pour la réadaptation des délinquants

22 janvier 2016 English ] [ français ]

Visant à l’échange d’expériences dans la mise en œuvre de mesures alternatives à l’incarcération, des coopératives de travail et sociales, des associations du Royaume-Uni, d’Italie, d’Espagne et de France, ainsi que CECOP et d’autres organisations, se sont rencontré les 13 et 14 janvier en Italie pour une conférence de deux jours dans le cadre du projet européen CoBS2 (Community Bonding for Sentenced People Supervision, en anglais). A cette occasion, les partenaires ont analysé les résultats et discuté des étapes futures.

Qu’ont appris les partenaires du projet ? Comment doivent-ils transférer ces connaissances dans leurs travaux futurs ? Selon le chef de file du projet Consorzio TENDA, un consortium de coopératives sociales basé dans la province italienne de Brescia, et l’Université de Padoue, également partenaire du projet, 70 organismes traitant des mesures alternatives à l’incarcération ont été identifiés au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Allemagne, en Suède et en Italie. Le type de service fourni est très diversifié : ils offrent des services de logement, d’emploi, de formation ou d’autres services de soutien à la réinsertion et l’indépendance des délinquants.

La majorité d’entre eux sont des coopératives sociales d’Italie, suivis par desassociations et des fondations. En effet, les coopératives sociales sont un acteur majeur dans ce domaine en Italie, où ils opèrent en partenariat avec les organismes publics et les institutions judiciaires. Le membre de CECOP Federsolidarietà associe à lui seul 200 coopératives traitant ce sujet. « Le travail accompli par les coopératives sociales dans ce domaine met en évidence leurs compétences entrepreneuriales et sociales. Leurs capacités d’adaptation en font la meilleure forme d’organisation adaptée pour faire la liaison nécessaire entre le délinquant et la société en dehors de la prison. Cela arrive parce que les coopératives sociales peuvent identifier les besoins individuels et collectifs et détecter les pistes visant à rendre les prisonniers, des citoyens actifs capables de contribuer à leur propre bien-être et à ceux de leur communauté", indique Lidia Copetta, directeur du Consorzio Tenda. "Les coopératives sociales émanent de la citoyenneté active, une sorte d’agrégation et d’attitude inclusive qui est réalisé en particulier par des consortiums, qui ont la tâche d’organiser les coopératives sociales individuels dans une chaîne d’approvisionnement intégrée de services d’inclusion", ajoute-elle.

L’expérience d’un ex-délinquant qui a passé sa mesure alternative en travaillant dans une coopérative sociale d’intégration a été partagé lors de la conférence. Aujourd’hui, cette personne est un travailleur membre et développe un rôle de gestion au sein de l’entreprise coopérative. Il existe de nombreux cas similaires en Italie comme celui-ci.
CECOP est partenaire du projet en donnant son soutien pour identifier des coopératives de travail et coopératives sociales impliquées dans ce domaine dans toute l’Europe ainsi que pour faciliter les échanges transnationaux. Dans le cadre de la conférence de deux jours, Elisa Terrasi, responsable du développement et des études de CECOP a animé une table ronde impliquant la coopérative sociale espagnole Insercoop, la coopérative de travail associé CMS du Royaume-Uni, la coopérative sociale italienne A & I, l’association française Don Bosco et deux consortiums de coopératives sociales travaillant dans la région de Lombardie.

Le projet CoBS2 a commencé en 2014 et clôturera à la fin de janvier 2016.

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