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Les coopératives contribuent à la pérennité des emplois, à une économie durable et au bien-être des travailleurs

7 octobre 2014 English ] [ français ]

Depuis des décennies, les coopératives contribuent à l’emploi dans le monde entier. Présentée pour la première fois au deuxième Sommet international des coopératives, l’étude « Coopératives et emploi : un rapport global » réalisée par CICOPA, l’organisation internationale des coopératives industrielles et de services, discute de l’importance de l’emploi coopératif dans le paysage mondial à la fois quantitativement et qualitativement. Les résultats montrent comment les coopératives contribuent à la pérennité de l’emploi, à une économie durable et au bien-être de leurs travailleurs qui représentent près de 12 % de l’ensemble de la population active des pays du G20. Les entreprises coopératives génèrent de l’emploi à temps partiel ou à temps plein à au moins 250 millions de personnes dans le monde entier, que ce soit dans les coopératives ou dans le cadre des coopératives .

« En tant que plus important employeur privé au Québec, le Mouvement Desjardins est fier d’avoir commandité cette étude de CICOPA, a déclaré la présidente et chef de la direction, Mme Monique F. Leroux. L’étude confirme que, non seulement le modèle d’affaires coopératif génère un nombre important d’emplois, mais aussi et surtout que ce sont des emplois de qualité, qui contribuent à la stabilité économique et à la prospérité durable des pays où les coopératives sont présentes. »

L’originalité de l’étude repose sur le fait qu’elle unit les chiffres aux ressentis. Elle analyse les données objectives disponibles sur l’emploi coopératif et la perception subjective des personnes qui travaillent dans ou dans le cadre de ces entreprises et cela dans les profils les plus divers : par exemple, les travailleurs-membres dans une coopérative de travail associé du secteur de la construction, les travailleurs d’une coopérative de consommateurs, les agriculteurs membres d’une coopérative agricole, les employés d’une institution financière coopérative. Les trois auteurs y ont consacré 10 semaines de travail dans 10 pays : Argentine, Brésil, Canada, États-Unis, Afrique du Sud, Japon, Corée, Inde, Italie et Espagne, rencontrant les gens et en observant comment les travailleurs, les travailleurs-membres et les producteurs indépendants travaillent et comment ils se rapportent à leur coopérative.

Les entretiens en profondeur qu’ils ont réalisés ont révélé des perceptions communes qui contribuent à rendre l’expérience des personnes qui travaillent dans des coopératives ou dans leur cadre différente de celle connue dans d’autres types d’entreprises. Ceci résulte de la combinaison de différentes caractéristiques parmi lesquelles : une forte participation sur le lieu de travail, un environnement de travail de type familial, une culture orientée vers des valeurs pratiquées au travail et une identité propre à travers son identification avec la coopérative. L’étude examine également dans quelle mesure ces caractéristiques interagissent positivement avec la viabilité économique des coopératives.

Certaines des régions visitées sont caractérisées par un taux très important d’emplois coopératifs comme à Gangwon, en Corée du Sud, où il est proche des 23 % de la population active occupée ou en Émilie-Romagne, en Italie, où il approche des 15 %. La province de Gangwon est considérée comme le berceau du mouvement coopératif en Corée du Sud. L’Émilie-Romagne est l’un des plus anciens clusters coopératifs dans le monde et l’un des districts industriels les plus importants d’Europe, qui a réussi à maintenir toute sa compétitivité en dépit de la crise économique actuelle. Selon l’étude, le niveau particulièrement élevé de l’emploi coopératif dans ces régions est de bon augure pour le potentiel d’emploi du modèle coopératif partout dans le monde. D’autres régions étudiées pendant l’enquête de terrain comme la province de Santa Fe en Argentine avec près de 9 % et le Pays Basque en Espagne avec près de 7 %, montrent également une présence particulièrement élevée de l’emploi coopératif.
Des écarts de salaire inférieurs par rapport aux autres types d’entreprises, une grande sécurité de l’emploi, une répartition équilibrée de l’emploi entre les zones urbaines et rurales et une vision centrée sur les personnes sont quelques-unes des caractéristiques qui expliquent la contribution de l’emploi coopératif à l’emploi en général. « Le phénomène de l’emploi coopératif est suffisamment important, à la fois quantitativement et qualitativement, pour que les politiques publiques tirent le bilan de cette longue expérience en matière de création et de consolidation de l’emploi », déclare Bruno Roelants, secrétaire général de CICOPA et co-auteur de l’étude.

L’étude complet sera disponible en ligne fin octobre.

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