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L’étude « Coopératives et Emploi : un Rapport Global » est entièrement disponible en ligne

13 novembre 2014 English ] [ français ]

Présentée pour la première fois le 7 octobre à l’occasion du Sommet international des coopératives en la présence de la Directrice Générale Adjointe de l’OIT, Sandra Polaski, et disponible aujourd’hui dans sa version électronique, l’étude "Coopératives et emploi : un rapport global » réalisée par CICOPA, l’Organisation internationale des coopératives industrielles et de services, dont CECOP-CICOPA-Europe est l’organisation régionale pour l’Europe, traite de l’importance du travail coopératif dans le paysage mondial tant quantitativement que qualitativement.

En compilant des statistiques très incomplètes CICOPA a été en mesure de déterminer que l’emploi coopératif concerne directement 250 millions de personnes dans le monde, sans parler des emplois indirects et induits. Dans les pays du G20 l’emploi coopératif représente près de 12 % de la population active totale. In Europe, the estimate of cooperative employment is slightly below 16 million. Outside Europe, cooperative employment is particularly important in North America, Japan and emerging economies.

Aussi importante que cette estimation puisse être, ces 12 % ne seraient pas essentiels s’ils ne présentaient quelque spécificité par rapport aux 88 % restants. Sans prétendre que toutes les caractéristiques intrinsèques de travail coopératif sont exclusives aux coopératives, leur combinaison l’est. En effet, aucun autre type d’entreprise ne peut prétendre offrir de l’emploi à autant de personnes et en même temps montrer cette résistance aux crises et aux récessions, fournir une aussi grande stabilité d’emploi (chevauchant les générations dans de nombreuses familles de producteurs) et se caractériser par une telle répartition équilibrée entre les zones urbaines et rurales.

Il est encore plus remarquable de voir que les caractéristiques ci-dessus se combinent avec une expérience professionnelle spécifique comme il nous l’a été expliqué par des dizaines de travailleurs et de producteurs au cours d’entretiens individuels dans différentes régions disséminées de par le monde. Cette expérience de travail réunit autant la participation, le sentiment familial, une identification forte avec l’entreprise, un sentiment de fierté et de considération, une sensation de mise en œuvre de valeurs, même si c’est à travers un travail, avec en même temps une forte prise de conscience des exigences économiques de l’entreprise, son besoin de flexibilité et d’efficacité.
Bien sûr, toutes les personnes interrogées n’ont pas exprimé tous ces éléments d’expérience de travail avec la même force, mais elles ont toutes prouvé qu’elles avaient expérimenté chacunes d’elles dans des proportions différentes, du moins dans une certaine mesure. Sur la base de notre travail de terrain, nous avons trouvé quelques indications montrant que ces composants qualitatives de l’emploi coopératif tendent à renforcer la viabilité économique des coopératives.

L’étude montre également que les travailleurs membres, considérés comme étant la troisième catégorie de l’emploi coopératif aux côtés des salariés et des producteurs indépendants, représentent une partie importante (ils sont 11 millions) et présentent des caractéristiques particulièrement propices à la durabilité économique des coopératives. Ceci est particulièrement important pour CICOPA parce que cette troisième catégorie de travail coopératif est la principale dans les coopératives du réseau CICOPA. Elle appelle également au développement des coopératives de multisociétariat dans lesquelles le personnel est l’une des principaules parties-prenantes, comme c’est le cas dans le groupe de Mondragón, dans les coopératives sociales italiennes et dans les coopératives de solidarité au Québec, pour ne citer que des exemples emblématiques.

Dans le cadre du travail de terrain réalisée à travers le le monde au cours de l’étude, deux régions européennes sont analysées plus en détail dans le rapport : la Région autonome basque espagnole, et la Région d’Émilie-Romagne en Italie, où le taux d’emploi coopératif par rapport à la population occupée totale est de 7,35% et 14,93% respectivement. Ces deux régions sont également caractérisées par une densité particulièrement élevée de coopératives industrielles et de services du réseau de CECOP. Ils sont aussi parmi les régions les plus prospères et innovantes dans leurs pays respectifs et en Europe en général, avec l’un des plus hauts niveaux de PIB par habitant.

« Coopératives et emploi : un rapport global » se termine par une série de recommandations aux responsables politiques et au mouvement coopératif lui-même pour un meilleur développement des coopératives dans le monde et pour les aider à relever d’importants défis qu’elles rencontrent du fait de la concurrence mondiale. Compte tenu de l’aggravation de la situation de l’emploi dans le monde, en particulier pour les jeunes, les gouvernements ne peuvent se permettre de détourner la tête lorsque le mouvement coopératif peut offrir une partie importante de la solution.
Ces recommandations sont particulièrement utile pour l’Union européenne, qui a sombré dans une crise chronique depuis 2008, et où le taux de chômage des jeunes est en dangereuse augmentation. La nouvelle Commission et le nouveau Parlement, nous l’espérons, abordera la question avec toute urgence qu’elle mérite. En tout cas, le rapport montre à quel point l’emploi coopératif fournit un modèle important, efficace et innovant pour l’Europe.

Téléchargez l’étude ici.