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L’essor de la coopération de travail associé en Belgique

24 juillet 2014 English ] [ français ]

La coopération de travail en Belgique commence à s’organiser. Ainsi l’Union des Scop Wallonie-Bruxelles a vu le jour cette année grâce à la volonté de plus de 30 entreprises aux statuts variés. L’objectif est d’impulser en Belgique la création d’un statut proche à celle de la « scop » française (coopérative de travail associé) et favoriser son développement.

Adaptation de l’article apparu dans le magazine Participer

Le projet de développer les coopératives de travail associé dans le plat pays n’a vu le jour qu’en 2013, porté par Jean-François Coutelier, spécialiste de la création et la direction d’entreprises. « J’ai découvert les Scop il y a 15 ans, lors du lancement de la première coopérative d’activités belge. Je suis depuis convaincu par le modèle. En 2013, j’ai pris une année sabbatique et l’ai consacrée à la recherche et développement de partenaires pour monter l’Union des Scop Wallonie-Bruxelles », explique-t-il. Le projet a été accueilli avec succès par plusieurs entreprises qui souhaitaient déjà se rapprocher, partageant les mêmes méthodes de management participatif.

Aujourd’hui, c’est trente entreprises aux statuts divers qui se mobilisent pour créer un cadre juridique, fiscal et social favorable au développement de la coopérative de travail associé belge. La CG Scop (Confédération Générale des Scop en France) apporte depuis plusieurs mois son soutien technique et financier au démarrage de l’Union, tout comme SAW-B, la fédération de l’économie sociale (Wallonie-Bruxelles) et Febecoop, la fédération belge de coopératives, qui lui font profiter de leur réseau. « Nous souhaitons créer un environnement favorable au développement de ces entreprises en Belgique, comme c’est le cas en France. Nous prenons le temps de nous structurer entre nous, d’échanger et de déterminer les spécificités du statut que nous voulons créer », résume Jean- François Coutelier. Car si les sociétés coopératives existent bien en Belgique, certaines spécificités juridiques font défaut, notamment en matière de participation ou de réserves impartageables. « Par exemple, aujourd’hui, sans mécanisme tel que la mise en réserves impartageables, il est difficile à une coopérative belge de financer sa croissance sans faire appel à des capitaux externes », poursuit Jean-François Coutelier.

S’associer pour mieux se faire entendre

Dix entreprises s’inscrivent dans le secteur culturel, cinq dans le BTP, sept dans le développement durable, une dans le commerce équitable, deux dans les nouvelles technologies et un important bureau d’études, représentant 743 emplois et un chiffre d’affaires de 162 millions d’euros (chiffres 2012). Un réel avantage pour la prochaine étape qui sera décisive : obtenir le soutien des politiques. « Nous comptons obtenir l’appui des élus régionaux et nationaux pour le développement des coopératives de travail associé. Notre objectif est qu’une loi soit adoptée au niveau fédéral et qu’au niveau régional, il y ait une réelle volonté de développer des structures encadrantes. De cette manière, la création du statut pourrait intervenir lors de la prochaine législature ».

Une dynamique collective et participative bien amorcée en Belgique qui prouve que l’intercoopération, la mise en réseau et les échanges internationaux sont la clé du développement de la coopération de travail au niveau mondial.